Comment se relever après une défaite ?

Publié le 7 février 2020 à 09:02

Perdre, personne n’aime ça. Pourtant, les défaites, dans le sport comme dans la vie, si elles sont bien analysées et « positivées » peuvent nous permettre de progresser.

Que vous soyez compétiteur ou non, il vous est forcément déjà arrivé de subir une ou plusieurs « défaites » au cours de votre existence (entretien d’embauche loupé, examen raté, projets avortés…). Des moments qui peuvent parfois être difficile à encaisser, et qui peuvent même induire des émotions excessivement négatives (coup de blues, stress, perte de confiance, découragement…). S’il est normal d’être déçu, voire énervé, suite à un échec, il faut aussi être capable de prendre du recul pour en tirer tout le positif. Car oui, même dans la pire des situations, il y a toujours du bon à en tirer (gain d’expérience, nouvelles perspectives…).

« Pour gagner il faut être prêt à perdre » Stéphane Diagana (Double Champion du Monde d’athlétisme). 

Relativiser la défaite

Réussir en permanence est impossible, et tous les plus grands champions ont eux-mêmes gouté (parfois très souvent) à la défaite. Mais c’est leur capacité à tirer le meilleur parti de ces échecs qui les a fait se remettre en question et progresser. Il faut appréhender l’échec comme un processus d’apprentissage, car c’est en commettant des erreurs que l’on trouve des solutions.

Il n’est pourtant pas question d’encourager la défaite, en l’envisageant comme un passage obligé pour réussir, mais plutôt de la considérer, puisqu’elle est parfois inévitable, comme une occasion de construire ses prochains succès.

D’autant qu’un échec n’est qu’un mauvais résultat à un instant T. Il n’influe pas sur la réussite de ses tentatives suivantes ou de ses projets futurs. Par exemple, ce n’est pas parce que l’on vient de rater son devoir de maths, que l’on ratera forcément le second. Si on se donne les moyens de s’améliorer, on a toutes les chances d’être plus performants par la suite.

« La défaite est un formidable moyen de progresser » Jean-Philippe Gatien (Vice-Champion Olympique de tennis de table).

L’importance de l’analyse post-échec

La première chose à faire pour digérer un revers est d’admettre les raisons qui nous ont conduites à échouer. Par exemple, un manque de préparation, une défaillance mentale (peur, stress, relâchement, déconcentration…), une mauvaise stratégie, un excès de confiance, etc. Des causes qui peuvent nous confronter à une réalité qui nous est désagréable, car elles nous ramènent à des défauts ou des faiblesses que l’on préférerait occulter.

Un débriefing à froid doit permettre de comprendre ce qui n’a pas marché, mais il faut aussi positiver en notant les quelques points qui, eux, ont bien fonctionné (et il y en a toujours ;).

L’intervention d’un œil extérieur dans l’analyse de son échec (ami, coach, professeur, collègue, famille…) peut également permettre de mettre le doigt sur les causes de cette déconvenue.

En définitive, il est primordial de ne pas rester bloqué sur un échec. Il faut être capable de passer outre, en se projetant rapidement sur de nouveaux objectifs et en se fixant des axes d’amélioration. L’échec peut alors même devenir une source de motivation pour se surpasser.

Pour finir, n’oubliez pas que si les revers doivent parfois générer une remise en question, les victoires n’excluent pas, elles non plus, de se remettre en cause de temps en temps 😉